Histoire moderne

L'Affaire de Nancy, ville patriotique et pourtant ?

Dans l’histoire sanglante de la Révolution française (1789-1799), on qualifie l’année 1790 d’année calme et, pourtant, elle n’est pas épargnée d’événements. L’armée française se voit chamboulée par un manque d’entretien des troupes et par l’émigration d’officiers hostiles à la Révolution ou encore craignant la montée des agitations. C’est dans ce contexte que le marquis de Bouillé (1739-1800), cousin du grand marquis de La Fayette, obtient le poste de gouverneur militaire à Metz. En désaccord avec les idées révolutionnaires, il accède cependant au titre de commandant des troupes de Lorraine, Alsace et Francfort le 26 août 1790 par l’Assemblée nationale.

Ambassade de Pierre le Grand en France (1717) : un choc des cultures ?

Dans une Europe rééquilibrée suite aux traités d’Utrecht et de Rastaadt, la Russie de Pierre le Grand a réussi à s’adapter aux nouvelles configurations européennes en se liant notamment avec la puissance émergente en Europe orientale : la Prusse. Ce petit royaume militaire qui par le règne de Frédéric Guillaume (1688-1740), a réussi à s’imposer avant même le tumulte de la guerre de sept ans à venir. Pierre, à la quête d’une nouvelle identité moscovite tend, comme ses prédécesseurs à ouvrir une fenêtre sur l’Europe : il le réussit par le Grand Tour russe. Ce phénomène culturel qui tout au long du XVIIIe siècle va jouer une très grande importance dans le partage des savoirs, la diffusion et la réception des Lumières. Pour comprendre ce voyage, il faut se replonger dans les origines des relations franco-russes non renouées depuis le Moyen Âge et qui se sont dégradées progressivement, surtout pour des raisons religieuses.

"Adieu, canailles, je ne suis plus forban" - Amnistier les pirates français dans les Îles du Vent (1700-1713)

Peu de forbans de « l’âge d’or » de la piraterie atlantique (période comprise entre 1713 et 1730 environ) réussissent à échapper à une mort violente : 64 % des capitaines pirates britanniques décrits par Charles Johnson – sans doute un pseudonyme de Daniel Defoe – sont ainsi exécutés, tués au combat ou assassinés par leurs propres hommes (A general history of the pyrates, 1724). Si l’on retire également ceux qui sont morts de maladie, décédés dans un naufrage, ou suicidés, le nombre de capitaines britanniques qui parviennent à sortir vivants de la piraterie se réduit à 15 %. Cette situation est le résultat d’une politique particulièrement répressive exercée par les autorités britanniques qui considèrent les forbans comme des « ennemis du genre humain » (hostis humani generis).

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